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Fulgurance

Je mange pas mon chien, j’en ai qu’un !

Légitimité de l’abattage

Pour Jocelyne Porcher, les petits porcelets demandent à mourir. C’est la fameuse théorie du don, les animaux donnent leur vie. (A noter que dans la suite de la vidéo, notre sociologue change d’avis.)

« On a la légitimité de les tuer parce qu’on leur a donné une belle vie ». Est-il légitime de tuer son chat, ou son fils, au seul motif qu’on les a rendu heureux ? Voilà qui fera probablement l’objet d’une prochaine conférence.

Chiens, chats, chevaux : nous sommes maîtres de leur vie et de leur mort

Détestation des véganes

Avec une méthode sociologique innovante (des témoignages ramassés sur google), Jocelyne Porcher soutient que le véganisme est volatile : les véganes cessent rapidement d’être véganes, parce qu’ils « changent d’idées ». Et quand ils ne cessent pas d’être véganes, ils tombent gravement malades.

Pour Jocelyne Porcher, qui s’appuie ici sur les nouvelles recherches de l’un de ses doctorants, les véganes sont complètement obsédés par l’alimentation.

Allo Jocelyne ? Dans cet extrait savoureux, quelque peu surréaliste, Jocelyne Porcher rapporte qu’elle a récemment reçu l’appel téléphonique d’une végane qui ne l’était pas vraiment. Porcher aime soutenir que la plupart des véganes ne sont pas vraiment véganes. Façon de dire qu’ils sont incohérents ou hypocrites.

Que pense Jocelyne Porcher des images diffusées par l’association L214 qui promeut le véganisme ? (A noter que, dans un fameux article publié dans le Huffington Post, notre sociologue regrettait la dimension presque pornographique de ces images : à l’évidence, les lanceurs d’alerte prennent un grand plaisir à les regarder).

« Je ne serai jamais végane ». Il vaut mieux vaut tuer un animal, « devoir sa vie aux animaux », que d’acheter de la vitamine B12.

Les véganes mentent lorsqu’ils disent acheter des croquettes véganes supplémentées avec tous les nutriments adéquats pour leurs chiens et chats. « Je n’y crois pas un seul instant ! »

Un spectateur demande à Jocelyne Porcher si les véganes sont le mal absolu ? Oui, les véganes « c’est le mal absolu ! »

Le mouvement de libération animale, le mouvement végane, ne sont qu’une « agence de comm’ ! Mais au service de qui ? » Dans ses recherches ultérieures, Jocelyne Porcher montrera que le véganisme est au service du capitalisme.

Jocelyne Porcher a « des doutes sur la qualité des intellectuels » qui défendent les animaux.

Les véganes, capitalisme et théorie du complot

Jocelyne Porcher fait systématiquement le procès en capitalisme de ses contradicteurs véganes. « Non, non, vous soutenez le système capitaliste ». Néanmoins, parce qu’elle sait séparer le bon grain de l’ivraie, Jocelyne Porcher publie dans des médias de droite conservatrice et souverainiste comme le journal Causeur (cofinancé par une personnalité d’extrême droite, un ancien repreneur de Minute), ou dans la revue « Tradi » Limite (Manif pour tous, dénonciation de l’immigration, etc.) ; elle publie aussi aux côtés d’auteurs comme Paul Ariès qui voient une certaine proximité idéologique entre l’homosexualité et le satanisme.

Jocelyne Porche concède que la cause animale n’est pas portée que par la bourgeoisie. On trouve aussi des défenseurs des animaux au 19e siècle chez les anarchistes et les femmes.

Comment expliquer que tout un courant de la libération animale se présente comme anti-capitaliste ? Il noyaute très clairement les associations politiques.

Les théoriciens de la libération animale sont des traîtres et des hypocrites qui collaborent sciemment avec le système capitaliste. Peter Singer travaille avec McDonald’s, non pour réduire la souffrance des animaux d’élevage, mais par appât du gain. Quant à Bernard Rollin, il a développé un système de reconnaissance oculaire, non pour éviter que les vaches soient marquées au fer rouge, mais pour s’enrichir sur le dos des animaux ; et bien sûr pour accélérer un peu plus encore la cadence des abattoirs industriels.

D’un côté, les start-up fabriquent du poulet sans tuer de poulet, de l’autre, Matthieu Ricard nous dit qu’il faut arrêter de manger de la viande ! Jocelyne Porcher voit bien qu’il n’y a là aucun hasard. Les défenseurs des animaux travaillent en secret pour Bill Gates.

Comment se fait-il que Matthieu Ricard découvre les élevages intensifs maintenant, alors que Jocelyne Porcher les a découverts il y a bien longtemps ? N’est-ce pas profondément louche ?

« Il n’y a pas si longtemps, les véganes n’auraient pas pu dire ça ». Avant que les entreprises capitalistes ne produisent des steaks de poulets sans poulet, des steaks végétaux au millet, au boulgour, au soja, à l’épeautre, au quinoa, aux pois chiches, les véganes étaient incapables de cuisiner par eux-mêmes les légumes, les légumineuses et les céréales. Le capitalisme est donc la condition de possibilité du véganisme.

Les véganes veulent se débarrasser des animaux

Le véganisme est la politique du bon débarras !

Les abolitionnistes veulent dégager les animaux domestiques !

Les véganes veulent se débarrasser des animaux

Jocelyne Porcher met au jour le mécanisme psychologique des véganes face à la souffrance animale. « Je ne suis pas à la hauteur, dégage ! T’es plus mon ami, c’est ça qu’ils disent en fait. T’es plus mon copain, tu dégages, voilà ». Jocelyne Porcher a une fois de plus raison, « ce n’est pas ça qu’il faut dire ! ».

Jocelyne Porcher pense que c’est grâce à la chasse que les humains se sont développés. Et les véganes n’ont aucune reconnaissance, ils veulent faire disparaître tous les animaux : « Vous dégagez, ni merci ni merde ! »

Le véganisme fera disparaître les animaux

Les capitalistes véganes « nous font croire qu’on va garder trois vaches, mais c’est pas vrai ! » Les véganes nous mentent. Ils ne veulent pas créer de sanctuaires, de fermes pédagogiques pour apprendre le respect des animaux. Et les animaux ne se ré-ensauvageront pas, même s’il existe déjà des animaux d’élevage qui vivent de manière quasi sauvage, comme les porcs corses. Dans une société végane, personne ne vivra avec des moutons, des cochons, des poules domestiques, comme on vit aujourd’hui avec des chats ou des chiens. C’est impossible.

Quand vous vous réveillerez les animaux auront disparu !

S’il n’y a plus de vache, il n’y a plus de chien !

Le travail animal

Jocelyne Porcher propose une conception de travail tout à fait originale. Par ex., pour une vache, travailler dans les conditions d’un élevage de type « 1000 vaches », signifie sortir de sa logette (de sa stalle) quand l’éleveur n’a pas de seau.

De manière générale, quelle est le travail d’une vache et d’un cochon ? « Ils sont dans la production, la production alimentaire ». Travailler c’est aussi donner son corps à l’abattoir.

Plus précisément, quel concept novateur du travail utilise Jocelyne Porcher pour dire qu’aller à l’abattoir, permettre à l’éleveur d’enlever ses veaux, est une forme de travail ? Porcher a recours aux concepts développés par la clinique du travail. « Travailler c’est vivre ensemble ». On travaille pour vivre avec les autres. Les animaux d’élevage « travaillent » donc pour vivre avec les éleveurs. S’ils donnent leur viande, c’est pour avoir le plaisir de vivre avec l’éleveur.

Quelle différence entre une vache et un chien ? La première travaille pour fournir du lait, des veaux et de la viande (des biens alimentaires), et le second pour nous tenir compagnie. On n’adopte jamais un chien pour le sauver, on l’adopte pour le faire travailler comme bien d’agrément.

On ne peut pas forcer une truie à travailler (à faire des petits), on ne peut pas forcer une vache à aller sur le quai de traite ! Cela est étayé par le fruit d’une recherche scientifique au long cours.

Fragments philosophiques

Jocelyne Porcher est une adepte de la « pensée complexe ». L’élevage c’est le complexe, le bien. Le véganisme, c’est le simple, l’industriel, le fric, le mal.

Il faut aller au bout du bout, et Jocelyne Porcher « avance un pas de plus que de dire ‘ah les pauvres animaux’ ». Elle dépasse la « simple compassion ». Parce que, si on ne mange plus les animaux, qu’est-ce qu’on va manger ? L’herbe des vaches ? Jocelyne Porcher propose non seulement une théorie de l’élevage, mais une théorie du complot entre véganisme (consommation de légumes), consommation de viande in vitro et exosquelettes !

Que vont manger les véganes s’ils ne mangent plus de vache ? « Vous allez manger l’herbe que mangent les vaches ? »

Contre-histoire des idées

La cause animale est née au 19e siècle. Plutarque, Porphyre, Théophraste, Pythagore, toute la pensée indienne n’existent pas. Cette thèse originale de Porcher permet de faire coïncider l’apparition de l’élevage industriel, de la zootechnie et des défenseurs des animaux.

Pensée binaire

C’est soit le capitalisme, soit l’élevage.

Un trésor de pensée dualiste dont on ne se lasse pas. D’un côté, la pensée complexe, l’élevage, le complexe, le bien. De l’autre, le véganisme, le simple, l’industriel, le fric, le mal.

Anti-intellectualisme

Jocelyne Porcher ne craint pas de s’attaquer à sa propre classe sociale. Dans cette superbe diatribe contre les intellectuels, l’ingénieure de formation et directrice de recherche en sociologie s’en prend aux intellectuels qui écrivent des livres sur les animaux. « Pourquoi on les croirait, pourquoi on croirait que c’est plus moral d’être végétarien, plutôt que de manger de la viande, par exemple si on mange de la viande d’un éleveur qu’on connaît ? ». La question animale est un rapport de classe. Pour « une morale qui vient d’en bas », une morale des éleveurs !

Paradoxes de l’élevage

Contrairement aux apparences, le but des éleveurs n’est pas de tuer les animaux !

« On ne les élève pas pour les tuer, on les élève pour les élever ». La logique porchéenne est implacable. « On les tue parce qu’on travaille avec eux ». Le tout, bien entendu, étant de ne pas tuer toutes les personnes avec qui on travaille.

On pense souvent que les véganes veulent mettre un terme à la prédation humaine sur les animaux, que le véganisme est l’inverse de la prédation. Dans un retournement de thèse dont seule Jocelyne Porcher a le secret, la sociologue affirme le contraire : c’est bien sûr « l’élevage qui est l’inverse de la prédation », parce que les éleveurs veulent vivre avec les animaux.

Autre retournement magistral de thèse, Jocelyne Porcher affirme qu’« on ne mange pas les animaux parce qu’on veut les manger ! ». On les mange parce qu’on veut que les éleveurs vivent avec les animaux.

Bon sens

Jocelyne Porcher soutient que les éleveurs envoient les animaux à l’abattoir parce qu’ils ne peuvent pas tous les garder. Il est vrai qu’il serait curieux pour un producteur de viande de garder tous ses animaux.

Les avantages de l’élevage

Étonnante Jocelyne Porcher, que l’on ne savait pas adepte du « tuning animalier » ! Il y a une forme d’idéalisme platonicien chez notre zootechnicienne, qui accorde plus de réalité et de dignité aux Idées porcines corses, limousines, gasconnaises, bayonnaises, aux Idées régionales que les gens se font des animaux, qu’à la réalité.

L’élevage, il n’y a rien de mieux, car on peut venir voir l’abattage des animaux. « Tu veux venir, tu viens ! »

L’élevage c’est l’autonomie alimentaire. Jocelyne Porcher craint que le véganisme nous amène à dépendre des grandes industries capitalistes. Certes, les véganes mangent avant tout des végétaux. Et les blogs de recettes véganes pullulent sur internet. Mais le véganisme commence avec des recettes innocentes, et finit avec des steaks de soja Montsanto et des exosquelettes de l’armée américaine !

Les sources de Jocelyne Porcher

« Je ne lis pas les livres, il y en a trop ! »

« Win Quinmica ». Jocelyne Porcher n’a pas besoin de connaître le nom exact de ses contradicteurs, ni leur oeuvre. L’essentiel est qu’eux connaissent et « aiment beaucoup le travail » de notre sociologue. C’est avec courage que Jocelyne Porcher confesse ne pas lire les oeuvres des philosophes qu’elle cite. Certes, Donaldson et Kymlicka sont bel et bien abolitionnistes. Ils exigent la fermeture des abattoirs. Et pensent que la domestication n’est pas nécessairement une forme d’exploitation, que, sous certaines conditions, elle peut être épanouissante pour les humains et les animaux. Certes, Jocelyne Porcher confond régulièrement l’abolitionnisme extinctionniste et l’abolitionnisme non extinctionniste. Mais quelle importance ? L’essentiel est de bien comprendre que les véganes sont capitalistes, que les animaux donnent leur vie et que les éleveurs ne peuvent pas garder tous les animaux.

Jocelyne Porcher a en revanche le temps d’explorer la littérature anti-végétarienne. Sa principale source est un fameux livre militant, fût-il réputé pour son caractère anti-scientifique : Lierre Keith, Le Mythe végétarien, Les Editions Pilule Rouge, 2013

Militer pour la viande

Jocelyne Porcher milite auprès des députés pour que les éleveurs puissent tuer eux-mêmes leurs propres animaux. Les éleveurs aiment tellement les animaux qu’ils veulent les tuer de leur propre main. C’est l’exemple parfait du cercle vertueux : l’agence nationale de la recherche finance les recherches scientifiques de Jocelyne Porcher, lesquelles recherches permettent de faire du lobbying à l’Assemblée nationale. « Mon Livre [blanc sur les abattoirs], on va le distribuer aux députés ».

Jocelyne Porcher s’engage : il faut acheter les produits des éleveurs !